article paru dans La Maison écologique de Février - Mars 2012
La vérité sur le prix du nucléaire !
ÉNERGIE : « Le nucléaire, plus on le développe, plus il coûte cher », affirmaient sur lemonde.fr (08/12/2011) huit personnalités du monde scientifique et des réseaux antinucléaires*.
Exemple, I'EPR qui investit, sur la base de la dernière estimation de la facture finale (6 milliards d'euros), 3.64 €/W, un montant 4,7 fois supérieur à celui de 1974.
Coût d'autant plus élevé qu'il n'intègre ni le démantèlement des centrales en fin de vie, ni la gestion des déchets, ni les risques d'accidents, ni les coûts de fonctionnement, rappellent les signataires.
Ces derniers s'appuient sur un article paru dans la revue scientifique Energy Policy pour révéler que « le cout d'investissement dans les centrales nucléaires françaises a été multiplié par 3,4 en vingt-cinq ans, même en déduisant la hausse du niveau général des prix ».
A l’inverse, « le coût de l'électricité d'origine éolienne, déjà divisé par 4,5 depuis les années 1980, devrait encore diminuer de 12 % dans cinq ans » annoncent les signataires en citant une source spécialisée.
De même pour le solaire: l'énergie produite par un module photovoltaïque coûte aujourd'hui en Allemagne autour de 1 €/W contre 4,20 € en 2001.
* RAC, WWF, CLER, Greenpeace France, France Nature Environnement, Agir pour I' environnement, CNIID.
Date de publication : 12/09/2009, modifié le 14/12/2011
Source : inforenovateur.com - Article rédigé en collaboration avec SAINT GOBAIN
Tout le monde désormais connait la célèbre phrase :
« l'énergie la moins chère est celle que l'on ne consomme pas ! »
L'isolation est la garantie de l'atteinte de cet objectif. En matière de performance énergétique, la première réflexion doit donc porter sur la qualité de l'isolation du bâti ainsi que sur sa performance globale. Absolument prioritaire, cette étape est nécessaire dans le but de réduire de façon significative les déperditions souvent les plus importantes du bâtiment.
Mal perçue sur le territoire français, l'Isolation Thermique par l'Extérieur (ITE) n'est que trop peu souvent utilisée. Pour d'autres pays européens, il s'agit pourtant d'une évidence que de traiter l'enveloppe d'un bâtiment dans sa globalité : suppression des ponts thermiques notamment.
LE PRINCIPE
Il s'agit de mettre en place par l'extérieur un isolant qui traitera de façon plus globale le souci des déperditions. Une fois l'isolant « fixé » sur le mur, il restera à traiter le problème de l'étanchéité des parois. Les isolants employés sont généralement : polystyrène expansé, polyuréthane, laine minérale...
LES AVANTAGES
Outre la performance technique élevée du fait que le procédé technique règle plusieurs problématiques de façon simultanée : ponts thermiques, risques, la mise en œuvre permet une réalisation simple car il y a peu de travaux induits découlant de cette opération : pas de dérangement à l'intérieur du logement, le procédé permet de procéder au ravalement en même temps (opération coûteuse !), pas de travaux de décoration à prévoir.
Les aménagements intérieurs sont conservés : cuisine sur mesure, aménagement de la salle de bain, etc.
Atout majeur dans certains cas : il n'engendre pas de réduction de la surface habitable !
Pour certains dossiers, il sera possible pour le propriétaire de modifier l'allure de la façade du bâtiment rénové, sous réserve des autorisations administratives, mais une rénovation est souvent le moment de transformer radicalement son habitation.
LES INCONVENIENTS
Pour des bâtis particulièrement anciens, il sera dans ce cas pratiquement impossible de conserver l'allure extérieure. Le respect des exigences des documents d'urbanisme est à contrôler préalablement au lancement du chantier.
La mise en place d'un bardage peut être une partie de la solution, mais l'esthétique du bâtiment rénovée risque d'être fortement modifiée. Certains « habillages » présentent encore des risques de fragilité ou de faibles résistances au poinçonnement. Il faut être vigilant.
LE COUT
Entre 75 et 100 euros environ du m², l'Isolation Thermique par l'Extérieur reste coûteuse lorsque l'on compare à quelques dizaines d'euros une opération d'isolation classique par l'intérieur (entre 20 et 40 euros).
Toutefois, l'analyse des coûts intégrera que les frais annexes induits seront minimes du fait que l'opération ne nécessite pas de travaux de décoration intérieure.
LA MISE EN ŒUVRE
Elle nécessite l'utilisation de plusieurs types de produits : fixateur, isolant, protection, finition. Les matériaux employés peuvent être variés pour répondre aux différentes fonctions de chaque « couche » en s'assurant de la longévité de la réalisation.
Source : Futura-Sciences
Quel est le potentiel énergétique de l’énergie solaire ?

Carte du potentiel photovoltaïque de l’Europe. Plus les couleurs tirent vers le rouge,
plus le potentiel est important et plus il tend vers le bleu, plus il est faible. © Commission européenne
La quantité d’énergie reçue par la Terre est considérable.
Chaque année, ce sont 1.070.000 pétawatts-heures (PWh, soit 1015 Wh) que reçoit la Terre, soit plus de 8.000 fois la consommation énergétique mondiale annuelle (133 PWh en 2005).
Exploiter seulement 0,01% de cette énergie suffirait donc à couvrir les besoins énergétique de la planète. En France, 5.000 km2 de panneaux solaires photovoltaïques, soit moins de la moitié de la surface bâtie, suffiraient à assurer la consommation électrique nationale.
Pourtant, l’énergie solaire au sens où on l’entend (photovoltaïque et thermique) ne représentait que 0,1% de la consommation énergétique mondiale en 2008.
L’un des freins au développement de l’exploitation de cette énergie est sa production intermittente, en fonction de l’ensoleillement (nuage, nuit, saison), et la difficulté de son stockage, que ce soit sous forme de chaleur ou d’électricité.
Dans un sens plus large, l’énergie solaire comprend aussi l’énergie hydraulique, l’énergie éolienne, une part des énergies marine et la biomasse (bois-énergie, biogaz, biocarburant) car c’est le soleil, par les transferts de chaleur ou la photosynthèse, qui les génère.
Dans ce cas, l’exploitation de l’énergie solaire est plus importante, surtout à travers la biomasse, qui est en outre facilement stockable.
Extrait du BE Allemagne N°284 - Ambassade de France en Allemagne
En Allemagne, le bois est devenu une alternative intéressante pour le chauffage domestique. Aujourd'hui, l'Allemagne compte environ huit millions de chaudières à bois, avec une augmentation prévue de 200.000 nouvelles chaudières par an.
Ce développement s'explique d'abord par l'importance des subventions accordées par l'Etat allemand pour l'utilisation des énergies renouvelables. En effet, dans le cadre de son programme de stimulation du marché, le gouvernement fédéral soutient l'acquisition d'une chaudière à bois à hauteur de 1.360 euros, à condition que son rendement soit supérieur à 90%. Un soutien financier régional peut également être obtenu, comme dans le Land Rhénanie du Nord - Westphalie qui accorde un soutien supplémentaire de 1.500 euros.
Le développement des chaudières à bois est également dû à la forte augmentation des prix de l'énergie fossile. En effet, selon la fédération allemande des entreprises immobilières, le prix de l'énergie de chauffage d'origine fossile aurait augmenté de 50% entre 2000 et 2005. Etant donné la situation tendue du marché mondial de l'énergie, cette situation est amenée à se prolonger. Le combustible bois devient ainsi une alternative de plus en plus rentable.
Une chaudière à bois.
L'augmentation du nombre de chaudières à bois s'explique enfin par le développement de nouveaux appareils ultra-performants, comme les poêles à pellets à alimentation automatique. Les pellets sont des petits résidus de scierie comme les copeaux ou les sciures. En 2005, 14.000 poêles à pellets ont été vendus en Allemagne, soit un doublement des ventes par rapport à 2004. Le nombre total de poêles à pellets utilisés en Allemagne s'élève aujourd'hui à environ 40.000.
Par Dimitri Pescia
.jpg)
La Maison écologique n°60 – décembre2010-janvier 2011
Il est parfois bon de se remémorer quelques chiffres pour comprendre la mesure de l'enjeu de l'amélioration énergétique de nos logements. Le secteur du bâtiment absorbe 43,6 % de la consommation d'énergie du pays, devant le transport (31,5 %) et l'industrie (23,1 %).
Sur les 32 millions de logements, un tiers environ date d'avant la première réglementation thermique (1974) et un autre tiers d'avant 1948. Le tiers restant ayant été construit plus récemment, avec des exigences thermiques qui commencent seulement à devenir un peu plus rigoureuses.
L'objectif du Grenelle de l'Environnement est une consommation maximale de 80 kWh/m2.an(1) pour les habitats anciens, à comparer aux 370 kWh/m2.an de consommation moyenne annuelle de ce type de logement !
L'effort est donc réel, mais pas si compliqué que l'on veut parfois nous le présenter : isoler la toiture au moment de sa réfection, remplacer le simple vitrage datant de plus de vingt ans, isoler les murs, installer un système de ventilation efficace, s'équiper en appareil producteur de chauffage performant.
Le véritable problème est de ne pas « tuer le gisement » des économies d'énergie, en engageant des travaux pour ne placer que quelques petits centimètres d'isolants par exemple.
Le bénéfice énergétique serait trop faible par rapport aux objectifs à atteindre.
Et comme ce genre de chantier ne s'envisage pas tous les ans, autant le faire une bonne fois pour toute correctement.
(1)– Ces 80 kWh correspondent aux consommations (en énergie primaire) de chauffage et d’eau chaude sanitaire.
Les énergies renouvelables(EnR) : de quoi parle-t-on ?
.jpg)
Il existe de nombreuse source d’énergie différentes : les anciennes, les modernes, les combustibles, les renouvelables …
Energie renouvelable :
Une énergie est dite renouvelable si elle est renouvelée naturellement à l'échelle d'une vie humaine.
On recense principalement : Le bois, les rayons solaires, l'hydroélectricité, la géothermie de surface et l'éolien (tous issus de l'action du soleil), la géothermie profonde (issue de la chaleur de la terre) et l'énergie marémotrice (issue de l'interaction Terre-Lune).
L'utilisation de ces énergies n'appauvrit pas la ressource et est sans conséquence pour le devenir de la Terre
.
Un capteur solaire est un équipement destiné à absorber une partie du rayonnement solaire afin de le convertir en énergie réutilisable par l’homme. Il en existe deux types :
- Les panneaux solaires thermiques qui convertissent la lumière en chaleur, cette technique fiable permet des gains de 70% sur l’eau chaude et près de 50% sur le chauffage.
- Les panneaux solaires photovoltaïques qui convertissent la lumière du soleil en électricité.
- Chaudière biomasse :
Elle produit de l'énergie à partir de matières premières renouvelables d'origine végétale utilisables directement (bois) et les résidus d’une première exploitation de la biomasse (déchets agricoles, déchets domestiques, déjections animales, déchets forestiers, granulés de bois, céréales…).
Le chargement et l'entretien peuvent être automatisés.
Ne sont pas des EnR :
- Le pétrole et dérivés pour nos carburants (Essence, Gazole, GPL, GNV, Kérosène, Fioul, ...)
- Le charbon
- L'uranium pour notre électricité (nota : U238 peut être ré-enrichi depuis quelques années)
-
...